Jean-Luc Durand

Le détail qui tue

Depuis quelques temps, je m'interroge sur l'intérêt de continuer à utiliser Gmail. Est-ce qu'il ne serait pas temps de quitter l'orbite des GAFAM ? De privilégier une solution, sinon française, du moins européenne ? De choisir une plateforme d'e-mail plus respectueuse de la vie privée ?

Bref, je me renseigne et finalement je choisis d'essayer Proton Mail.

J'installe l'application sur Mac. Je redirige mes mails vers elle et, après quelques temps, je suis assez satisfait. Esthétique agréable (ce qui est très important pour moi), présentation des messages efficace. Tout est positif.

J'installe l'application sur iOS. Je lis un mail reçu et là, problème. Je ne vois rien, car la police de caractère est trop petite. Quand vous êtes myope, c'est ennuyeux. Avec ou sans lunettes, le résultat est le même : impossible de lire ce qui est écrit.

Je fouille dans les paramètres et il faut se rendre à l'évidence : il n'y a pas de moyens de changer la police utilisée pour l'affichage. Ou alors il faut bidouiller dans les options d'accessibilité, ce qui rend hideuse l'interface.

Conclusion : si j'utilise mon smartphone, je ne peux pas lire mes emails. Et pas de chance, avec Proton Mail, seule l'application native peut être utilisée. Pas question d'utiliser un client tiers afin bien évidemment de protéger la confidentialité du service.

Et voilà pourquoi, pour un petit détail, je ne pourrais pas passer à Proton Mail. Un détail qui tue.

Comme quoi le succès ou l'échec d'un service tient parfois à peu de choses.

#Informatique